Devrions-nous encore éviter le cholestérol dans les aliments ? Depuis longtemps, les praticiens de la santé et les médias diabolisent les sources alimentaires de cholestérol. Cependant, après des décennies, la recherche montre maintenant que l’apport en cholestérol alimentaire, provenant par exemple des œufs, de fruits de mer et même de certains types de viande rouge, a peu ou pas d’impact sur le taux sanguin de la plupart des personnes en santé. Bien que la consommation d’aliments riches en cholestérol ne se traduise pas nécessairement par une hypercholestérolémie, il est vrai que les aliments riches en certaines matières grasses ont un rôle important à jouer dans la hausse des taux de cholestérol sanguin.

Les gras trans, les gras hydrogénés et partiellement hydrogénés, comme ceux que l’on trouve dans les aliments frits ou les repas-minute, de nombreux aliments emballés, ainsi que les viandes transformées, comme le bacon, la saucisse et les hot dogs, sont tous associés à un risque accru de maladie cardiaque ou de taux élevés de cholestérol-LDL. [1] Les graisses animales saturées, en particulier celles qui ont une haute teneur en acide palmitique, un acide gras présent dans les viandes d’animaux nourris au grain, ont également été associées à des taux élevés de cholestérol sanguin.[2]

Alors pourquoi l’apport en cholestérol alimentaire a-t-il peu à voir avec le taux de cholestérol dans le sang ? Le cholestérol produit par le corps contribue dans une importante proportion au taux de cholestérol dans le sang, l’apport en cholestérol alimentaire n’en représentant que 20 %. L’organisme utilise le cholestérol pour fabriquer des hormones stéroïdes, y compris toutes les hormones sexuelles et surrénales, ainsi que la vitamine D. En arrivant à comprendre l’importance vitale du rôle du cholestérol dans la production de ces hormones, les chercheurs ont découvert que la vraie réponse n’est pas de limiter l’apport alimentaire, mais plutôt de ralentir l’oxydation du « mauvais » cholestérol ou LDL. Le cholestérol à LDL qui s’oxyde dans le sang est le véritable coupable de l’irritation des vaisseaux sanguins et de la prédisposition aux cardiopathies.

Qu’est-ce qui provoque l’oxydation des LDL ? La consommation d’huiles partiellement hydrogénées, de gras trans ou de certaines graisses saturées, une alimentation riche en sucres raffinés, la consommation d’alcool et le tabagisme causent l’oxydation des LDL dans le sang. La surconsommation de sucre et de glucides raffinés est souvent à l’origine d’un taux élevé de LDL oxydées. C’est ce qui a amené les professionnels et les conseillers de la santé à assouplir certaines de leurs restrictions antérieures sur les matières grasses et le cholestérol, mais aussi à recommander une réduction de la consommation de sucres ajoutés.

En matière de cholestérol et de consommation de graisses, voici quelques points dont il faut tenir compte :

  • Les acides gras oméga-3 jouent un rôle vital dans la réduction de l’inflammation dans l’organisme, un facteur qui contribue aux maladies cardiaques.
    Les graines de lin, les graines de chia et les poissons gras comme le saumon, le maquereau et les sardines sont d’excellentes sources alimentaires d’oméga-3. De plus, les études ont montré que les hommes présentant les taux d’inflammation les plus élevés courent trois fois plus de risques de subir une crise cardiaque et deux fois plus d’avoir un AVC. Un apport alimentaire accru d’AEP, un type d’acide gras oméga-3 que l’on trouve par exemple dans les poissons de mer ou dans les huiles de lin ou de poisson enrichies, réduirait le risque d’AVC et de crise cardiaque. [3]
  • Toutes les graisses animales ne se valent pas.
    Si vous décidez d’intégrer des aliments d’origine animale à votre alimentation, choisissez des viandes, provenant d’animaux nourris au pâturage, des œufs, du beurre, ainsi que des produits laitiers entiers provenant d’animaux nourris au pâturage plutôt qu’aux grains. Ces aliments constituent des sources ayant une teneur plus élevée en acides gras oméga-3 et moins élevée en oméga-6 pro-inflammatoires. La recherche montre également que le bœuf d’embouche contient plus d’acides gras à teneur neutre en cholestérol que d’acides gras saturés qui élèvent le taux de cholestérol, comme ceux que l’on trouve dans les aliments provenant d’animaux nourris au grain.[4]

Bien que les choix alimentaires demeurent la pierre angulaire de la santé, quelques suppléments peuvent aussi aider à réduire le taux de cholestérol-LDL et à maintenir un bon équilibre des différentes formes de cholestérol.

Sytrinol : Cet extrait naturel breveté d’agrumes et de fruits de palme empêche le foie de produire un excès de cholestérol, ciblant le problème à sa source. Des études ont montré qu’il abaisse le taux de cholestérol-LDL et augmente celui du bon cholestérol-HDL. De plus, il contient des antioxydants pour aider à réduire l’inflammation vasculaire.

PGXMD Daily : Des essais cliniques ont montré que ce complexe exclusif de fibres végétales hydrosolubles abaisse les taux de mauvais cholestérol-LDL.

Huile de lin : Pour les végétaliens, les végétariens ou ceux qui ne consomment pas beaucoup de poisson, un supplément d’huile de lin constitue une bonne source d’acides gras oméga-3.

Niacine : La niacine, ou vitamine B3, a été largement étudiée pour ses effets favorables sur le cholestérol. Au cours d’une étude, elle a abaissé le mauvais cholestérol-LDL d’environ 17 % et les triglycérides, de 18 %, tout en augmentant le bon cholestérol-HDL de 16 % [5]. La niacine se présente sous deux formes, l’acide nicotinique et l’hexaniacinate ou hexanicotinate d’inositol. Ce dernier ne provoque pas de bouffées vasomotrices que certains trouvent incommodantes, et est plus doux pour le foie à long terme.[6]

En faisant des choix alimentaires sains et en y ajoutant quelques suppléments, il est souvent possible de prendre en charge son taux de cholestérol de façon naturelle. Assurez-vous de consulter un praticien de la santé avant de prendre quelque supplément que ce soit, car il pourrait y avoir des contre-indications à certains médicaments.

Références :

[1]  Retrieved from: http://health.harvard.edu/staying-healthy/the-truth-about-fats-bad-and-good

[2] Grundy SM. Influence of stearic acid on cholesterol metabolism relative to other long-chain fatty acids. Am J Clin Nutr. 1994; 60(6Suppl):986S-990S. Retrieved from: http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/7977157

[3] Ridker, PM, et al. Inflammation, aspirin, and the risk of cardiovascular disease in apparently healthy men. N Engl J Med. 1997; 336(14):973-979.

[4] Daley C., Abbott A., Doyle P., et al. A review of fatty acid profiles and antioxidant content in grass-fed and grain-fed beef. Nut J. 2010; 9:10.

[5] Birjmohun RS, Hutten BA, Kastelein JJ, et al. Efficacy and safety of high-density lipoprotein cholesterol-increasing compounds: a meta-analysis of randomized controlled trials. J Am Coll Cardiol. 2005; 45(2):185-197.

[6] Head KA. Inositol hexaniacinate: a safer alternative to niacin. Altern Med Rev. 1996; 1:176-184.

 

Références additionnelles
U.S. Advisers Rethink Cholesterol Risk From Foods.
http://www.webmd.com/cholesterol-management/news/20150210/us-advisers-rethink-cholesterol-risk-from-foods-report

Cholesterol: Your Body is Incapable of Making Hormones Without It.  http://metabolichealing.com/cholesterol-your-body-is-incapable-of-making-hormones-without-it/
Nutrition Panel Calls for Less Sugar and Eases Cholesterol and Fat Restrictions. http://well.blogs.nytimes.com/2015/02/19/nutrition-panel-calls-for-less-sugar-and-eases-cholesterol-and-fat-restrictions/

Top U.S. nutrition advisory panel poised to withdraw longstanding warnings about cholesterol in diet. http://news.nationalpost.com/2015/02/10/u-s-to-withdraw-warnings-about-cholesterol-in-diet/